Plateforme de recherche nationale

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Par Emeline Andreani
jeudi 6 octobre 2016
Plateforme de recherche nationale
Les outils d'analyse mis au point permettront une meilleure découverte de l'information, selon le professeur Vincent Larivière.
Les outils d'analyse mis au point permettront une meilleure découverte de l'information, selon le professeur Vincent Larivière.
La Fondation canadienne pour l’innovation investit près de 4,3 M$ dans le projet de création d’une plateforme en ligne de recherche nationale. L’objectif principal : améliorer la recherche en sciences humaines et sociales et proposer, d’ici trois ans, de nouveaux outils d’analyse aux chercheurs et étudiants.

Des recherches rapides et concises, c’est ce que vise l’équipe de recherche de la Cyberinfrastructure ouverte pour les sciences humaines et sociales (COSHS). « Cet investissement servira principalement à embaucher des programmateurs », indique le professeur au Département des sciences de l’information de l’UdeM et directeur de la COSHS, Vincent Larivière.

Il prévoit en plus intégrer une centaine de revues savantes canadiennes-anglaises au grand nombre de documents déjà présents sur la plateforme de diffusion Erudit, dont il est le directeur scientifique. « L’infrastructure va permettre de déposer dans un seul endroit une immense proportion de documents canadiens en sciences sociales et humaines, explique-t-il. On va avoir un dépôt national de document où les étudiants pourront aller chercher leurs informations en ligne gratuitement. »

Le professeur souhaite également créer des logiciels d’analyse qui iront au-delà de la simple recherche par mot-clé afin de proposer des résultats les plus précis possible. Un concept qui permettra d’offrir une meilleure découverte de l’information aux utilisateurs de la COSHS, selon M. Larivière.

Ce projet sera appuyé durant trois ans par la Fondation canadienne pour l’innovation, un organisme qui encourage les chercheurs canadiens dans leurs travaux en investissant à hauteur de 40 % dans des équipements, des installations et des laboratoires de pointe. Le gouvernement du Québec et de l’Ontario, ainsi que cinq universités canadiennes* soutiendront également l’équipe de la COSHS.

* UdeM, Simon Fraser University, UQAM, University of Victoria, University of Ontario Institute of Technology