Les cheveux de l’espoir

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Par Pier-Olivier Boudreault
mardi 12 mars 2013
Les cheveux de l’espoir
Crédit illustration: Navid Moqaddam
Crédit illustration: Navid Moqaddam

Les étudiants de l’UdeM pourront venir en aide aux enfants atteints de cancer et à leur famille en se faisant raser les cheveux lors des « Défis têtes rasées » organisés sur le campus le 21 mars prochain. Les fonds seront remis à l’organisation Leucan, qui intervient auprès de ces familles.

Le principe du défi est simple : le participant prend le pari de se raser les cheveux et, par la même occasion, il récolte des fonds auprès de ses proches pour l’encourager dans sa démarche.

« Nous y pensons depuis un an et nous nous sommes bien préparées », déclare avec enthousiasme l’étudiante en orthophonie Fanny Blais. Elle organise le « Défi têtes rasées  » de l’Association des étudiants en orthophonie et en audiologie (ADEOA), auquel participent aussi des étudiants du programme de réadaptation. L’ADEOA s’est donnée comme objectif de récolter près de 20 000 $. Elle a déjà récolté les trois quarts de cette somme.

Parmi les 21 participants, 17 sont des femmes. « Nous voulons montrer qu’il est possible d’être belle, d’être féminine sans cheveux, dit Fanny Blais. C’est une forme d’engagement, un défi personnel pour sensibiliser les gens à la réalité des victimes du cancer. » Le défi prendra la forme d’un 4 à 8qui aura lieu le 21 mars au Pavillon7077, avenue du Parc, où famille, amis et étudiants sont invités à venir assister au rasage de cheveux des participants.

« C’est une façon de dédramatiser la perte de cheveux occasionnée par les traitements de chimiothérapie que subissent les enfants atteints du cancer », explique Fanny Blais. L’étudiante en orthophonie rappelle que la mise sur pied d’un tel événement nécessite quelques efforts.

« Cela demande beaucoup de temps et d’organisation, surtout en parallèle avec les études, mais ça en vaut la peine », affirme-t-elle.

Un défi contagieux

L’année dernière, plus de 9000 personnes ont amassé 4,6 M$ pour Leucan en se rasant les cheveux. « Partout au Québec, des centaines d’étudiants se lancent le défi », souligne le chargé de projets en communications chez Leucan, Guillaume Rivest.

Les étudiants en biochimie de l’UdeM organisent aussi un défi, qui aura lieu le 28 mars au café étudiant « LeMacrophage» dès 18h30. Catherine Descoteaux, organisatrice du défi, souligne que c’est une autre manière pour les biochimistes d’aider les gens atteints du cancer, puisqu’ils participent activement à la recherche de nouveaux traitements.

En février dernier, l’Association étudiante des hautes études commerciales (AEHEC) a amassé 10 630 $pour la cause en impliquant toute la communauté de HEC dans ce défi. Les organisateurs, Omer Vincent-Desrosiers et Benjamin Goldfarb, ont été agréablement surpris du succès de l’événement. « Nous avons eu une quarantaine de participants, déclare M. Goldfarb, qui est également le vice-président externe de l’AEHEC. Ce qui est intéressant, c’est que nous avons réussi à mobiliser non seulement les étudiants, mais aussi la direction et les professeurs de HEC. » L’AEHEC organise ce défi depuis cinq ans.

« À Leucan, notre objectif est toujours d’amasser plus de fonds que l’année précédente, annonce Guillaume Rivest. Il y a toujours de nouvelles familles dans le besoin. » L’important, selon lui, n’est pas uniquement l’argent amassé, mais bien la mobilisation d’un grand nombre de participants, qui permet de sensibiliser toujours plus de gens.

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Le « Défi têtes rasées » est une activité de financement majeure pour l’organisation Leucan qui, depuis 1978, soutient les enfants atteints du cancer, ainsi que leur famille, avec une panoplie de services.

« Nous les accompagnons à l’hôpital, à la maison et dans la vie sociale », déclare M. rivest. « Notre offre de service va de l’aide financière au soutien moral, en passant par les salles de jeux à l’hôpital, la massothérapie, la sensibilisation à l’école ou les activités récréatives comme les camps d’été », ajoute-t-il. Une partie des fonds va également à la recherche clinique.