L’automne au Ciné-campus

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Par Oceane Corbin
mercredi 18 septembre 2019
L’automne au Ciné-campus
La salle de cinéma du Centre d'essai de l'UdeM. Au trimestre d'hiver 2019, le film Bohemian Rhapsody de Bryan Singer avait établi un nouveau record d'achalandage au Ciné-Campus. Crédit : Jody Grollier-Kimberley et Élina Rougeau
La salle de cinéma du Centre d'essai de l'UdeM. Au trimestre d'hiver 2019, le film Bohemian Rhapsody de Bryan Singer avait établi un nouveau record d'achalandage au Ciné-Campus. Crédit : Jody Grollier-Kimberley et Élina Rougeau
De Rocketman à Midsommar, en passant par de petites productions québécoises, le Ciné-Campus de l’UdeM propose une variété de films cet automne, au Centre d’essai de l’Université. Le nouveau coordonnateur de la programmation, Kenny Lafrenière, détaille son objectif premier : rendre le cinéma accessible aux étudiants, tant pour le loisir que pour l’intellect.

La projection de Rocketman a inauguré la nouvelle saison du Ciné-campus, le 17 septembre dernier. Ce film du réalisateur Dexter Fletcher retrace la genèse artistique du chanteur Elton John. Selon le nouveau coordonnateur du Ciné-campus, Kenny Lafrenière, ce choix de premier film n’était pas du tout anodin. « C’est un bon film d’ouverture, parce qu’il est très musical, remarque-t-il. Je pense que le système de son du Ciné-campus est l’un des meilleurs en ville ! Je le vends, mais je le dirais même si je n’étais pas programmateur. »

M. Lafrenière raconte qu’il a décidé de commencer la saison avec ce film relativement connu, présenté gratuitement de surcroît, afin d’inciter la venue d’une nouvelle clientèle étudiante. « On essaie de faire connaître des films québécois, des films d’ailleurs, et peut-être aussi de faire place à des films qui n’ont pas eu assez de visibilité selon moi », explique-t-il, en ajoutant que les films prévus plus tard dans la saison seront un peu plus « nichés ».

Le coordonnateur mentionne qu’il est ardu de prédire quels films auront encore la faveur des étudiants, quelques mois après leur sortie en salle. « La difficulté, c’est d’avoir les films le plus tôt possible, dès qu’ils sont frais, explique M. Lafrenière. Car les distributeurs me font souvent patienter un peu. »

Un lieu pour décrocher, réfléchir et rencontrer

M. Lafrenière, qui a fait des études de cinéma, insiste sur l’importance de rendre le 7e art accessible aux étudiants. « C’est utile pour décrocher, et certains films portent aussi à réfléchir, souligne-t-il. Mais je ne peux pas dire que tous ces films, sans exception, incitent à une grande réflexion. Après une journée d’étude, tu as peut-être juste le goût de te relaxer ou de rencontrer des gens. » Parmi les évènements au programme de la saison, le réalisateur de La Fin des terres, Loïc Darses, sera notamment présent le 1er octobre dans le cadre de l’une des projections de son dernier film.

Cette rentrée automnale à peine entamée, M. Lafrenière confie qu’il a déjà hâte à celle de l’hiver prochain, qui comportera une sélection de films encore meilleure, selon lui. « Cette programmation d’automne est bien faite, mais celle d’hiver exigera de faire des choix d’autant plus déchirants », prévoit-il. Le coordonnateur ajoute que les grands studios attendent souvent jusqu’à l’automne pour sortir leurs productions les plus anticipées. « C’est une grosse année pour le cinéma ! », s’exclame-t-il, ajoutant qu’il y aura donc un grand éventail de possibilités à partir desquelles établir la programmation d’hiver.

Les projections du Ciné-campus ont lieu les mardis et mercredis soir, au pavillon J. A-DeSève. Elles sont offertes aux étudiants au coût de 4 $ par séance.