Du nouveau chez les faucons

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Par Félix Lacerte-Gauthier
jeudi 12 avril 2018
Du nouveau chez les faucons
Ève a pondu son troisième oeufs le 10 avril. (Crédits: Facebook Faucons de l'UdeM / UdeM Falcons)
Ève a pondu son troisième oeufs le 10 avril. (Crédits: Facebook Faucons de l'UdeM / UdeM Falcons)
Nouvellement venue au sein de la famille des faucons pèlerins de l’UdeM, la femelle Ève vient tout juste de pondre une couvée de quatre œufs en compagnie du mâle Éole. Un changement de garde qui s’annonce au 23e étage de la tour du pavillon Roger-Gaudry.

Il s’agit d’une première couvée à l’UdeM pour Ève, qui s’y est installée au cours de l’été. « C’est possible qu’il y ait d’autres œufs, mais ce serait surprenant, affirme la responsable des faucons à l’UdeM, Ève Belisle. On a déjà vu jusqu’à sept œufs à certains endroits, mais une couvée normale en est composée de quatre. » Le premier de ces œufs est arrivés le 5 avril dernier. Les suivants ont ensuite été pondu le 7 et le 10, avant la venue d’un dernier ce matin. Le nid peut être observé en permanence par l’entremise de caméras qui surveillent le nid. Une page Facebook leur est également dédiée.

La responsable des faucons explique que la période de couvaison est habituellement de 33 jours à partir de la ponte du troisième œuf. C’est donc vers la fête des mères que les fauconneaux devraient naître. « Une fois née, les fauconneaux seront aveugles pendant leurs six ou sept premiers jours, révèle-t-elle. Les premiers vols se font vers 40 jours, puis ils apprennent à chasser pendant les mois suivant. » Elle estime que ceux-ci quitteront le nid pour entamer leur pèlerinage vers la fin de l’été, alors qu’ils atteindront à deux ans la maturité sexuelle. « Ils passent leur première année à découvrir le monde, résume Mme Belisle. Ensuite, à leur deuxième année, ils essaient d’établir un territoire de nidification. Ce qui est parfois difficile comme les territoires sont très convoités. »

Cette couvaison marque un changement de garde chez les faucons de l’UdeM. Née de parents célèbres, la femelle Spirit a auparavant vécu une dizaine d’années à l’UdeM. Elle a cependant été exilée de son domaine par Ève au milieu de l’été dernier, qui l’avait chassée à la suite de plusieurs combats. Gravement blessée, Spirit a néanmoins été recueillie et amenée à la clinique des oiseaux de proie de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP). Son sauvetage avait également été relaté dans un court documentaire. Elle a depuis été relâchée dans la nature.