Développement d’une aide locale

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Par Etienne Galarneau
vendredi 16 mars 2018
Développement d'une aide locale
L’AED propose le programme Pairs-aidants en droit de l’UdeM (PADUM). Celui-ci offre du soutien aux membres de l’Association pendant les pe?riodes d’examens. (Crédit photo : Courtoisie PADUM)
L’AED propose le programme Pairs-aidants en droit de l’UdeM (PADUM). Celui-ci offre du soutien aux membres de l’Association pendant les pe?riodes d’examens. (Crédit photo : Courtoisie PADUM)
Alors que les deux rapports de l’enquête Ça va ? concernant la santé mentale de la communauté étudiante de l’UdeM ont été publiés en octobre 2016 et novembre 2017*, la FAÉCUM lance un projet pour créer des outils de soutien spécifiques à chaque programme.

Pour parvenir à cet objectif, la FAÉCUM et ses associations membres se basent sur les données obtenues dans le cadre d’un sondage sur la santé mentale des étudiants, auquel 10 11000 membres de la communauté ont répondu. « On a travaillé avec une professeure du Département de psychologie, Véronique Dagenais-Desmarais, et on a monté un plan en trois phases qui vise à ce que, ultimement, les assos aient une incidence concrète sur la santé psychologique de leurs membres », détaille le secrétaire général de la Fédération, Simon Forest.

Dans le cadre de la première phase, une équipe de doctorants, chapeautée par la professeure, rencontre l’exécutif d’une association étudiante avec les données de l’enquête Ça va ?. « On ventile toutes les données de 2016 par rapport aux membres de leur association, ce qui inclut les données sociodémographiques, et à la fin, [on isole] les aires de développement et les forces des associations », explique le secrétaire général.

À l’heure actuelle, l’Association des étudiants et étudiantes en physique(PHYSUM) et l’Association des étudiantes et étudiants en droit (AED) participent à la deuxième phase en tant que groupe test. Les exécutifs rencontrent l’équipe de doctorants en psychologie afin de développer un plan d’action propre à leurs membres. « On ne voulait pas commencer avec une association où ça va très bien ou très mal, spécifie Simon Forest. On voulait aussi une rétroaction des assos. » Ce groupe test permet ainsi de définir les conditions de réussite du projet et de préparer les doctorants aux autres rencontres.

Puisque la création du plan d’action doit venir des différentes associations, Simon Forest ne peut pas prévoir si chaque programme en aura un qui lui sera propre. Cependant, il mentionne que d’ici la fin de l’année, 18 documents seront en processus de création pour aider à améliorer la santé mentale des étudiants de l’UdeM.

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*Issu d’un grand sondage mené en 2015, le premier document présente les résultats obtenus auprès de la population étudiée et les recommandations faites à l’Université pour venir en aide à la population étudiante. Le second, publié en novembre 2017, présente l’utilisation des services disponibles pour la communauté universitaire en ce qui concerne la santé psychologique.


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CAS SPÉCIFIQUE EN DROIT

Le président de l’AED, Simon Du Perron, explique que les trois principales variables influentes révélées par l’enquête sont la qualité du sommeil, le sentiment de solitude et le soutien des pairs. « Le soutien des pairs est ressorti comme étant une de nos forces », affirme-t-il. Dans l’élaboration du plan d’action spécifique à leur association, les exécutants et les psychologues devront développer des mesures qui viennent corriger les variables agissant négativement et renforcer celles qui influencent positivement.

« Quand on a décidé de se lancer dans ce processus, on s’est dit que ça allait être une manière pour nous de proposer des mesures afin d’atténuer la compétition dans le programme », admet le président de l’AED. Ainsi, bien que la variable ne soit pas ressortie dans leurs données, le rapport de l’association comportera des recommandations et des positions pour influencer positivement la compétition entre les pairs. [voir encadré Variables continues à l’étude]

Simon Du Perron considère qu’il reste plusieurs étapes avant la mise en action concrète du plan. Son équipe doit, entre autres, consulter les différentes instances de la Faculté de droit. « On veut que leurs idées puissent se refléter aussi dans le plan d’action », ajoutet- il. Il soutient par contre que les autres acteurs n’ont pas de mot à dire sur le texte final.

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