Dans la cour des grands

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Par Marianne Castelan
vendredi 7 décembre 2018
Dans la cour des grands
Une précédente rencontre a eu lieu en 2017. Photo: Zacharie Routhier
Une précédente rencontre a eu lieu en 2017. Photo: Zacharie Routhier
Le collectif réclamant un désinvestissement de l’UdeM dans les énergies fossiles, UdeM Sans pétrole, a rencontré fin novembre l’administration de l’Université pour discuter des modalités de leurs propositions.

« Cette mobilisation est prise très au sérieux par l’Université, et ça nous donne une raison de continuer », se réjouit le membre du comité exécutif d’UdeM Sans pétrole Alex Tarri, au sujet de la rencontre du collectif avec le vice-recteur adjoint aux services financiers, Matthew Nowakowsky, et la vice-rectrice adjointe à l’administration et au développement durable, Ann-Isabelle Cojocaru.

Pour Alex, cela signifie que les actions menées par le collectif ont une répercussion concrète. « Durant la réunion, ils ont vraiment mis en avant le fait qu’ils ne peuvent pas prendre une décision tout seuls, mais qu’il fallait qu’il y ait une volonté de la base, qui dise qu’elle veut un changement », précise l’étudiant au baccalauréat en philosophie.

Il explique que dans le cadre du financement des régimes de retraite, par exemple, il faudrait que les personnes qui en bénéficient, en majeure partie les professeurs et les employés de l’UdeM, se mobilisent sur la question du désinvestissement. « On peut aussi penser que s’il y a un appui massif des étudiants, ainsi qu’un appui facultaire, ils pourraient prendre ça en compte », espère l’étudiant.

L’UdeM prudente

La porte-parole de l’UdeM, Geneviève O’Meara, souligne qu’il est trop tôt dans le processus pour que l’Université puisse se positionner sur la question. « Les canaux de communication sont ouverts », assure-t-elle.  

Une rencontre jugée positive

Le membre du comité d’UdeM Sans pétrole estime que la rencontre s’est révélée positive. « On s’est mis d’accord sur le fait qu’il y a un grave problème climatique, détaille Alex. Et également sur le fait que l’UdeM se positionne déjà politiquement sur la question de l’environnement. » Il voit cela comme un succès, car l’un des points de discorde entre l’UdeM et le regroupement lors de leur première rencontre en 2017 était le refus de l’Unuversité de se positionner politiquement.

Pour Alex, la prochaine étape du regroupement consistera à tenter de rallier autant d’associations étudiantes et de membres de la communauté universitaire que possible.

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