Contre une modulation des frais de scolarité

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Par Marianne Castelan
jeudi 15 novembre 2018
Contre une modulation des frais de scolarité
La lettre de l'l’Association des étudiantes et étudiants en sciences économiques de l’UdeM, prônant une modulation des frais de scolarité a été publiée le 5 novembre 2018 dans Le Devoir. Crédit photo : archives Quartier Libre.
La lettre de l'l’Association des étudiantes et étudiants en sciences économiques de l’UdeM, prônant une modulation des frais de scolarité a été publiée le 5 novembre 2018 dans Le Devoir. Crédit photo : archives Quartier Libre.
Treize associations étudiantes de l’UdeM se sont associées pour rédiger une lettre ouverte dans Le Devoir, en réponse à la proposition de l’Association des étudiantes et étudiants en sciences économiques de l’UdeM (AÉÉSÉUM) de moduler les frais de scolarité des étudiants en fonction des coûts réels des formations universitaires.

« La modulation des frais de scolarité encourage un système d’éducation à deux vitesses, complètement inégales », dénonce la déléguée aux communications de l’Association étudiante de science politique et d’études internationales de l’UdeM (AÉSPÉIUM), Juliette Tainturier. L’AÉSPÉIUM est cosignataire de la lettre parue dans Le Devoir ce lundi 12 novembre.

Juliette ajoute qu’une modulation des frais de scolarité rendrait certains programmes inaccessibles aux étudiants les moins aisés. « Il s’agirait principalement des programmes scientifiques, précise-t-elle. Ce qui serait injuste, justement, ce serait que certaines professions soient réservées à ceux et celles qui ont plus de moyens. »

Selon la déléguée aux communications, l’association se positionne contre toute hausse réelle des frais de scolarité ou contre toute mesure qui aurait pour effet de limiter l’accessibilité aux études ou d’accroître l’endettement étudiant. « En tout, environ 60 % des étudiants universitaires verraient une augmentation importante de leurs factures scolaires », développe-t-elle, en référence à l’application d’une modulation des frais de scolarité.

Un mouvement populaire

La déléguée aux communications explique que certains acteurs du mouvement étudiant sur le campus ont été choqués à la lecture du texte du président de l’association étudiante de sciences économiques et ont voulu réagir publiquement. « Le réseau d’exécutants d’associations étudiantes du campus a permis de rapidement fédérer plusieurs présidents et présidentes ayant des positionnements clairs contre la proposition de modulation des frais de scolarité », soutient-elle.

Un système qui fonctionne

Pour l’association, moduler les frais de scolarité en fonction des coûts de formation contreviendrait à la mission de l’université. « Les universités sont des centres de savoir et de progrès, peu importe la discipline », insiste Juliette. Elle ajoute qu’il ne devrait pas y avoir de division des étudiants selon leur orientation universitaire, mais qu’au contraire, les étudiants devraient s’impliquer ensemble pour l’avancement des connaissances.