Célébrer la pensée

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Par Sophie Chevance
vendredi 21 avril 2017
Célébrer la pensée
Légende: Le directeur du Département de philosophie de 1967 à 1970, Vianney Décarie. Crédit photo : Courtoisie Jac Guy, Montréal. Division de la gestion de documents et des archives, UdeM. Fonds du Bureau de l’information.
Légende: Le directeur du Département de philosophie de 1967 à 1970, Vianney Décarie. Crédit photo : Courtoisie Jac Guy, Montréal. Division de la gestion de documents et des archives, UdeM. Fonds du Bureau de l’information.
Le Département de philosophie de l’UdeM fête ses 50 ans. Quartier Libre a saisi l’occasion pour remonter le cours de l’histoire d’un département à travers différents enjeux de société.

L’UdeM, officiellement déclarée « université autonome » en 1919 par le Saint-Siège de l’Église catholique, voit apparaître dans les années 1920 l’enseignement de la philosophie, qui tient d’abord lieu de faculté. En 1967, cette dernière disparaît au profit de la création d’un Département de philosophie désormais rattaché à la Faculté des arts et des sciences.

« Nous pouvons être fiers de l’existence du Département, de son travail et de ses nombreux engagements, de tous les genres », indique le directeur du Département, Louis-André Dorion, soulignant la traversée de périodes comme la révolution tranquille des années 1960 et le printemps érable de 2012.

Lui-même ancien étudiant au Département de philosophie de l’UdeM, Louis-André Dorion témoigne aussi de l’implication des étudiants. « Dans les années 1960, il y avait une certaine fièvre étudiante, se souvient-il. Dans les années 1980, c’était un peu plus calme. » M. Dorion constate d’ailleurs une recrudescence du militantisme chez les étudiants depuis les dix dernières années. « Aux dernières grèves étudiantes, ils étaient aux avant-postes », lance-t-il.

Le président de l’Association des étudiants en philosophie de l’Université de Montréal (ADÉPUM), Samuel Montplaisir, confirme que la mobilisation politique liée aux questions universitaires ou de société occupe une place importante dans l’implication des étudiants. « L’année 2012 a été un moment fort, mais chaque moment de grève permet de créer des espaces de discussion et de délibération de fond, dit-il. Cela donne aux étudiants l’occasion de s’approprier l’Association et c’est à ce moment-là qu’elle est la plus vivante. Je pense que la communauté étudiante au Département donne à la fois une image très engagée politiquement, mais aussi une image d’excellence universitaire. »

Plusieurs conférences sont prévues au cours des prochains mois pour souligner l’anniversaire du Département. Il sera aussi question, à l’automne, d’une table ronde portant sur l’avenir de la philosophie.

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