Audacieux, curieux et journaliste

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Par Stéphanie Lojen
mercredi 18 septembre 2013
Audacieux, curieux et journaliste
L'ancien rédacteur en chef est très satisfait de son passage à Quartier Libre. (Crédit photo: Pascal Dumont)
L'ancien rédacteur en chef est très satisfait de son passage à Quartier Libre. (Crédit photo: Pascal Dumont)

Le chroniqueur-radio à ICI Radio-Canada Première Thomas Gerbet a été chef de pupitre puis rédacteur en chef de Quartier Libre. Selon lui, le journal étudiant est une plateforme idéale pour apprendre le journalisme.

Le journalisme n’a pas toujours été la vocation de Thomas Gerbet. Son désir de transmettre ses connaissances l’a mené à compléter une licence en sciences et techniques des activités physiques et sportives et une maîtrise dans le même domaine avec une spécialisation en psychopédagogie à l’Université Paris-Sud. Ce n’est qu’après l’obtention de ses diplômes qu’il se découvre une passion pour l’actualité. En 2007, il s’inscrit au certificat de journalisme de l’UdeM, en plus de contribuer à Quartier Libre. Il est nommé chef de pupitre de la section anciennement appelée «société-monde» en 2007, avant de devenir rédacteur en chef en 2008.

L’été de la même année, Thomas Gerbet complète un stage de radio offert par Radio-Canada à Rouyn-Noranda. Il avoue avoir posé sa candidature sans réellement penser obtenir le poste. « Ce qui m’a démarqué des autres candidats a été mon expérience en tant que rédacteur en chef pour Quartier Libre», dit-il. Radio-Canada lui a ensuite offert un emploi qu’il a refusé pour continuer à travailler au journal étudiant. « Je suis probablement le seul fou qui ait refusé un emploi à Radio-Canada pour continuer à travailler à Quartier Libre ! », s’amuse l’ancien rédacteur en chef. Son séjour à Rouyn-Noranda lui a permis d’améliorer ses connaissances journalistiques, qu’il voulait transposer au journal étudiant. Quelques mois plus tard, M. Gerbet acceptait une seconde offre d’emploi de Radio-Canada pour travailler en Ontario.

Apprendre le journalisme

Lorsqu’il est question de son passage à Quartier Libre, Thomas Gerbet n’a que de bons commentaires. Selon lui, le journal étudiant est une véritable école. «Ce n’est pas au certificat que j’ai appris le journalisme, mais bien à Quartier Libre», avoue-t-il. Alors que les cours du certificat de journalisme enseignent la théorie et l’aspect éthique dumétier, c’est en mettant ses compétences à l’épreuve que M. Gerbet a appris comment interagir avec un intervenant lors d’une entrevue ou à trouver des solutions aux imprévus. C’est lors de ses années au journal qu’il a pu tout tenter et découvrir l’importance de prendre des risques. «Quartier Libre est le milieu idéal pour apprendre de ses erreurs, affirme-t-il. Ça m’a permis de ne pas les faire dans ma carrière professionnelle.»

Aujourd’hui journaliste à la radio, notamment à l’émission C’est pas trop tôt, Thomas Gerbet réalise des reportages sur différents sujets, tels que la politique, l’environnement, l’histoire et l’actualité. Pour lui, chaque sujet qu’il couvre est une occasion d’apprendre. Il déplore que le public ne se rende pas toujours compte des efforts que nécessite l’écriture d’un article ou la création d’un reportage. «Derrière chaque reportage de deux minutes, il y a une journée complète de travail et de recherche », explique le passionné.

Au printemps 2012, Thomas Gerbet a pris part aux manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité en tant que journaliste. Pendant 20 soirs de suite, il s’est joint à la foule afin de recueillir du contenu sonore pour créer ses chroniques. Cette expérience lui a permis deconstater comment un travail journalistique de terrain pouvait améliorer la qualité d’un reportage. «Je n’avais qu’à tendre le micro et j’arrivais à capter l’ambiance de la manifestation et l’argumentaire politique de tant de personnes, se rappelle-t-il. Je revenais chez moi à une heure du matin avec beaucoup de contenu pour créer des reportages qui seraient diffusés à la radio le lendemain matin.»

Question objectifs professionnels, Thomas Gerbet n’a pas de plan précis. «Je crois que les gens qui se fixent sans cesse des plans de carrière le font parce qu’ils ne sont jamais satisfaits, déclare-t-il. Ce n’est pas mon cas.» Le journaliste se dit passionné de la radio et n’est pas près d’abandonner cette vocation. «Si je peux continuer de faire ce que je fais, je serai heureux», ajoute-t-il. Le chroniqueur invite les futurs journalistes à s’impliquer dans le journal étudiant. Il affirme qu’un bon journaliste doit faire preuve d’audace, de curiosité et de rigueur. Avec le recul, Thomas Gerbet constate que c’est en ayant de l’initiative, en proposant des sujets d’articles et en discutant avec des gens de divers milieux qu’il a gagné en expérience.