Berlin libérée libertaire

La capitale du techno

Montréal c’est bien, mais Berlin c’est mieux

Sophie Renauldon

Surnommée « La Mecque de la techno », Berlin est une capitale incontestée de la vie nocturne. La métropole ne se contente pas d’attirer des milliers de fêtards, elle séduit aussi les DJ. C’est le cas du producteur montréalais Scott Monteith, alias Deadbeat, retranché à Berlin depuis quatre ans.



Avec ses amis de l’étiquette Wagon Repair, Scott Monteith vit dans sa « bulle techno », un appartement dans le quartier Mitte. C’est avant tout pour des raisons économiques qu’il est aujourd’hui à Berlin. « Il est très difficile de vivre de la musique électronique en Amérique du Nord », témoigne le DJ originaire de l’Ontario. « Berlin, c’est la capitale la moins chère d’Europe. Les loyers sont bas et l’alcool pas cher : tout est réuni pour faire la fête. »

Si Berlin est un véritable lieu de pèlerinage pour les noctambules, c’est surtout grâce à la renommée de ses clubs et de ses DJ. Berghain, Watergate, Weekend, Maria ou le Tresor ne sont que quelques-uns des lieux les plus réputés. Les fêtes durent parfois plus de 72 heures et les files d’attente sont plus longues à 5 heures du matin qu’à 23 heures.

JPEG
Dur lendemain de veille pour des ravers en plein centre de Berlin
Crédit : Sophie Renauldon

« La musique électronique est véritablement incrustée dans la culture », estime Scott Monteith. Celui qui se produit régulièrement au Watergate et au Panorama apprécie surtout la qualité des systèmes de son et l’énergie du public. « Les propriétaires de clubs sont très dévoués, ils veulent offrir aux gens la meilleure musique possible. Ça manque à Montréal où le système de son merdique des clubs est le plus gros problème. Tout tourne autour du profit. » Bien que Scott Monteith admire les efforts des équipes de Mutek et du Piknic Électronik, il estime que la scène électronique montréalaise est encore trop faible. En effet, à Berlin, la musique électronique – ses clubs, ses DJ, ses médias, ses étiquettes et ses maisons de disques – est désormais une véritable institution.

Répondre à cet article



À propos de nous | Nous contacter | Participer | Publicité | Partenaires | Liens | Archives
Espace privé | SPIP | Réalisation : Pascal Lamblin | Suivre la vie du site RSS 2.0