Pointe-Saint-Charles

Centre Social Autogéré

À la recherche d’un toit

Gabrielle Brassard-Lecours

Le Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles se cherche toujours un lieu pour mener ses activités culturelles et éducatives.



Le comité organisateur du Centre Social Autogéré (CSA) tiendra une assemblée générale au cours du mois de septembre pour discuter des démarches à entreprendre pour trouver de nouveaux lieux. En mai dernier, les membres du CSA s’étaient emparés d’un bâtiment abandonné le long du canal de Lachine mais les autorités ont évacués de force les occupants dès le lendemain. « Par rapport à l’Europe, les lois ici n’aident pas beaucoup les initiatives de squat et la répression est très forte », explique Ianis Queval, militant du CSA.

Le squat, l’action de s’installer illégalement dans un lieu inoccupé, n’est pas une pratique courante au Québec. Pour les membres du CSA, il s’agit surtout d’une action symbolique soulignant leur opposition. « Si nous louons ou achetons, nous entrons dans un processus de bureaucratie et dans une logique de financement, et donc de propriété privée, ce que nous tentons de déconstruire », soutient Renaud Phaneuf, l’un des participants actif du CSA. Pour lui, pas question de louer ou d’acheter un espace.

Le centre, par « son autonomie face à l’État, son refus de hiérarchie et de l’autorité illégitime, ainsi que par la gestion par la démocratie directe », se veut différent des autres centres communautaires, selon les propos de son site Internet. Le CSA propose des projets autonomes comme des ateliers d’éducation populaire, des cuisines collectives ou encore un centre de médias indépendants. En avril dernier, il mettait gratuitement à disposition des habitants du quartier des vélos en libre-service.

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