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Je serai le chien de garde enragé des communications de la FAECUM»Parcours: Étudiant à l’Université de Montréal depuis 2003, Jocelyn Caron a occupé l’an dernier le poste de secrétaire de l’Association étudiante des cycles supérieurs de science politique pour en devenir cette année le vice-président. Il siège au conseil central depuis la grève étudiante de 2005 et au conseil d’administration de la FAÉCUM depuis l’automne 2006, travaillant sur divers dossiers dont celui du fonds de développement. Au cégep, il s’est rodé à la politique étudiante en assumant la présidence de l’Association étudiante du Collège Édouard-Montpetit. Il a également occupé très brièvement le poste de vice-président de la FECQ durant l’été 2002. Sa maîtrise en science politique porte sur les processus de prise de décision en matière de politiques publiques. Bien que la politique l’intéresse, Jocelyn Caron se voit plus devenir analyste au sein d’un ministère que politicien.
Programme: Le programme que propose Jocelyn Caron est vaste, touchant autant à la représentation externe de la FAÉCUM qu’à son fonctionnement interne. Élu, il se pencherait sur la question du transport étudiant et sur celle des frais afférents. Il souligne aussi la nécessité de trouver «des palliatifs» à la fin de l’entente des Bourses du millénaire. M. Caron mentionne également la question du gel des frais de scolarité, qui dépendra de l’issue des prochaines élections provinciales, rappelle-t-il. Quant aux élections fédérales, il suggère que la FAÉCUM s’unisse à la société civile québécoise pour faire entendre ses revendications concernant les transferts en éducation. Mais Jocelyn Caron va plus loin en examinant les structures internes de la Fédération. «La FAÉCUM devrait toujours remettre en question ses façons de faire afin de s’assurer qu’elle représente les étudiants le mieux possible», croit-il. Son premier cheval de bataille : redresser la qualité du français dans les communications de la FAÉCUM. «On ne peut pas s’attendre à ce que nos revendications soient prises au sérieux si leur véhicule est bourré de fautes!», lance-t-il. Il compte également faire en sorte que les délégués au conseil central reçoivent les documents à l’avance afin qu’ils aient le temps de les lire, ce qui n’est pas le cas présentement, puisque les textes à discuter ou à approuver leur sont remis lors des séances même. Il souhaiterait en outre que les délégués soient mieux informés du travail de l’externe de manière à ce qu’ils puissent y participer davantage. M. Caron se dit cependant conscient du cadre dans lequel il travaillerait: «Un officier reste soumis aux orientations du congrès de la FAÉCUM; je veux proposer des nouvelles pistes, mais je resterai un exécutant.»
Pourquoi lui? Jocelyn Caron se présente comme représentatif de la population étudiante dont il fait partie depuis maintenant quatre ans. «Je connais bien l’Université, comme étudiant autant que par mon travail auprès des associations étudiantes. J’observe l’exécutif de la FAÉCUM de l’extérieur depuis longtemps, je suis prêt à m’y plonger et à l’améliorer.»