Poste: secrétaire général

Catherine Leroux


Le poste

Le secrétaire général est le chef d’orchestre de la Fédération, supervisant tous les dossiers, et faisant le pont entre les divers officiers du Bureau exécutif. Il est le porte-parole de la FAÉCUM et il en préside le conseil d’administration.

Candidate: Julie Bouchard

Parcours: Jusqu’à présent seule aspirante au poste de secrétaire général, Julie Bouchard occupait cette année le poste de coordonnatrice aux affaires externes. Durant son mandat, elle a, entre autres, participé aux réflexions sur le dossier du transport étudiant auprès des autorités municipales et a formulé les revendications de la Fédération en vue des élections provinciales. Auparavant, Mme Bouchard a occupé le poste de vice-présidente externe à l’Association des étudiants en économie. Son passé à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) l’a également formée à la politique étudiante. En effet, lors de la grève étudiante de 2005, Mme Bouchard était présidente de la FECQ. «Cette expérience m’a appris à mener une revendication, de son ébauche jusqu’à sa négociation devant le gouvernement. Elle m’a aussi fait prendre conscience de l’importance de rallier la majorité», relate-t-elle.

Présentement aux études à temps partiel en économie, Mme Bouchard se dirigera l’an prochain vers un baccalauréat en droit, domaine dans lequel elle souhaite faire carrière. «La politique partisane ne m’intéresse pas», dit-elle.

Programme: Pour Julie Bouchard, la priorité de la FAÉCUM reste et restera «d’intervenir sur le plan académique». À ce titre, les dossiers importants seront l’évaluation formative des professeurs en cours de session, qui viendrait s’ajouter à la traditionnelle évaluation de fin de session, et la question du financement des étudiants-chercheurs. Mais les enjeux plus vastes restent au cœur de ses préoccupations. Entre autres, elle souhaite voir le gouvernement provincial élaborer une loi-cadre sur les frais afférents : «Il n’y a présentement pas de contrôle sur les frais afférents. Il faut établir des limites, et c’est le gouvernement provincial qui peut faire ça.» La question d’un possible dégel des frais de scolarité, et la réforme du système des prêts et bourses sont également des questions centrales pour Mme Bouchard, qui souligne l’importance des prochaines élections dans le dénouement de ces dossiers.

Pourquoi elle? Julie Bouchard se dit convaincue de la pertinence du mouvement étudiant, et de sa capacité à y contribuer. Se voit-elle en continuité ou en rupture avec ses éventuels prédécesseurs au poste de secrétaire général? «Ni l’un ni l’autre. Ma façon de travailler est différente de celle des autres secrétaires généraux. Mais l’organisation a beaucoup d’influence sur le secrétaire général et je vais rester fidèle à ses orientations» affirme-t-elle.

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