Campus: Référendum à la FAÉCUM
par Normand FORGUES-ROY
Afin de connaître l’avis de ses membres sur divers sujets, la FAÉCUM aimerait tenir un référendum cet hiver. Un comité de travail a été formé afin, entre autres, d’évaluer les questions qui seront soumises aux étudiants après approbation par le Conseil central. La question du référendum revient sur une base régulière, selon Sylvain Dubé, coordonnateur aux affaires universitaires : «C’est dans notre mandat d’envisager la possibilité à tous les trois ans de consulter nos membres par voie de référendum.» Cette année, le référendum pourrait porter sur les projets de pavillon étudiant et de mise sur pied d’un fonds de développement. Selon Mathieu Moreau, qui siège sur le comité du référendum, ce sont ces questions qui ont lancé le processus. Par ailleurs, le comité permettrait de consulter les étudiants sur d’autres sujets dans le cadre du référendum, que les questions soient proposées par le Bureau exécutif ou les membres individuels de la FAÉCUM. Toutefois, à la Coalition des associations étudiantes de lettres et sciences humaines de l’Université de Montréal (CALESH), qui regroupe des associations qui ne sont plus membres de la FAÉCUM, Marc-André Faucher, secrétaire aux affaires nationales et internationales, estime que «le processus des référendums ne nous semble pas adéquat, à plus forte raison les référendums qui n’ont qu’une valeur consultative. On consulte chaque cohorte, une seule fois, à tous les trois ans. Pour nous ce n’est pas suffisant».
Le comité du référendum doit préparer certains aspects de l’opération pour le Conseil central, qui va trancher, avant que le tout se mette en branle afin d’obtenir des résultats pour la fin mars. «Ça va être un blitz en janvier», souligne M. Moreau, rappelant que le comité ne s’est pas encore rencontré. L’échéancier est serré : selon Sylvain Dubé, coordonnateur aux affaires universitaires: «Tout doit être prêt pour la fin février», pour que les résultats soient connus avant le Congrès annuel de la FAÉCUM en mars. Le mandat du comité est large. En plus d’évaluer les questions à poser, leur nombre et de leur libellé, il va aussi recommander un directeur de scrutin et un échéancier référendaire précis pour arriver avec des résultats au congrès. Finalement, il doit aussi se pencher sur la question du mode de scrutin : vote électronique, traditionnel ou un hybride des deux.
Hausse de cotisations?
D’habitude, dans les référendums version FAÉCUM, pour chaque sujet, il y a un préambule suivi de plusieurs questions. «On sait déjà qu’il va y avoir des questions sur le fonds de développement et sur le pavillon étudiant», poursuit Mathieu Moreau, avant d’ajouter que, par la force des choses, «des questions sur une hausse des cotisations des étudiants à la FAÉCUM devraient être incluses dans ces questions». Le comité peut aussi recevoir les questions des membres : «On va évaluer le sujet et le libellé et, si les deux conviennent, la question va être intégrée telle quelle dans le rapport. Si le sujet convient, on va reformuler la question.» Pour soumettre une question, la voie la plus rapide est encore de passer par les associations départementales, «mais la FAÉCUM et le comité référendaire peuvent aussi recevoir des questions», ajoute-t-il.
Les résultats aux questions adoptées par le Conseil central devront encore être entérinées par le congrès. «C’est sûr que les délégués pourraient rejeter les résultats, mais traditionnellement,
c’est toujours adopté», explique Sylvain Dubé
L'exemple de McGill
Puisque les membres peuvent déposer des questions, si quelqu’un, prenant exemple sur l’association étudiante de McGill, voulait déposer une question sur la désaffiliation à la FEUQ, serait-elle soumise aux étudiants ? «On va aussi évaluer la question FEUQ et en débattre, et elle pourrait être intégrée au rapport», ajoute M. Moreau. Pour Marc-André Faucher, de la CALESH, la question est ailleurs : «En fait de référendum, pousser pour une désaffiliation de la FEUQ est contre-productif, puisque la FAÉCUM est la FEUQ. On tenterait plutôt de faire passer une question pour changer la formule des cotisations vers une cotisation automatique non-obligatoire (CANO), que nos membres pourraient aller récupérer.