
Album : Yellow House
(Warp Records)
par Nicolas PARADIS
Peut-être ne s’agit-il pas là à strictement parler d’une nouveauté, l’album ayant paru en septembre 2006, mais c’est un pur délice à consommer durant les jours les plus sombres et les plus froids de l’hiver. Et, le climat étant ce qu’il est, l’album Yellow House de la formation Grizzly Bear se marie parfaitement à ce mois de janvier gris et pluvieux. Il s’agit de leur deuxième album, dont le titre est inspiré de la maison où le groupe s’est retiré pour l’enregistrement. Si vous vous demandez à quoi ressemble un album qui se marie avec la température, imaginez les ambiances feutrées d’un folk ordinaire, et ajoutez-y une touche d’électro jazz, mais avec classe… Le résultat se veut mélancolique, mais jamais dépressif, avec des mélodies qui meublent une pièce sans qu’on s’en rende compte, et où les voix laissent volontiers la place aux instruments. Si certains extraits deviennent plus expérimentaux par moments (comme Central ou encore Remote), l’ensemble demeure étonnamment accessible – par rapport à leur premier opus. Pour ceux et celles qui aiment s’assoir près d’un feu de foyer.