
A Weekend in the City
(Vice)
par Nicholas Lavallée
Bloc Party faisait récemment paraître son deuxième album, A Weekend in the City. La barre était haute, compte tenu du succès critique et commercial qu’avait connu son disque précédent, Silent alarms. Franchement, les enfants chéris de la scène londonienne ne s’en tirent pas trop mal. Les six premières chansons permettent de renouer avec les collages dynamiques qui donnaient tant d’énergie au précédent opus. Le batteur Matt Tong est à son meilleur, livrant un bouquet de rythmes endiablés qui frôlent la musique techno et électronique. Bloc Party y ajoute des riffs agressifs, presque hypnotiques, et des mélodies parsemées de clavier et de xylophone. Kele Okereke met la touche finale en faisant danser sa voix très britannique. Cette première partie de A Weekend in the City s’écoute très bien mais manque de punch comparativement à Silent alarms. Waiting for the 7.18, Song for Clay, On et The Prayer sont les chansons à retenir. Les suivantes, Kreuzberg, I still remember et Sunday sont, quant à elles, de pâles copies de U2.
Il est difficile pour un groupe de s’attaquer à la conception d’un deuxième album après avoir été propulsé au sommet avec un seul disque. Les Stone Roses et, plus récemment, Franz Ferdinand en ont payé le prix. Peut-être Bloc Party aurait-il dû se faire confiance, plutôt que de confier la réalisation de A Weekend in the City à Jacknife Lee. Le disque aurait gagné à être plus brut, moins peaufiné. La voix de Kele Okereke est assez originale pour que l’on n’ait pas à la modifier électroniquement. On attendait un peu plus de ce disque, mais, finalement, cela aurait pu être pire.