Clément SABOURIN

La FAÉCUM blâmée pour son français.

Alors que le recteur Vinet était entendu par la commission parlementaire sur l'éducation, le Bureau exécutif (BE) de la FAÉCUM a émis un communiqué de presse comportant une vingtaine de fautes. Un travail «digne d'un élève de secondaire 1», commentait le représentant d'une association étudiante, lors du Conseil central (CC) du 14 février. La sanction ne s'est pas faite attendre : les membres du CC, qui dénonçaient depuis six mois la médiocrité des communications du BE, ont voté une motion de blâme à l'encontre de l'équipe de Jonathan Plamondon. Pour le Secrétaire
général, «une telle motion engendre des démissions, dont la mienne». Une suspension de séance plus tard, et face au désarroi de M.Plamondon, l'assemblée lui a renouvelé sa confiance par un vote unanime. Soulagé, il a alors promis de «remédier à la question dès les prochains conseils centrals (sic)».

Le 1420 Mont Royal plus difficile à vendre?

La Direction des immeubles de l'UdeM a décidé de confier, par le biais d’un appel d'offres, la vente de l'ancien couvent à un agent immobilier, ceci afin d'élargir «le bassin d'acheteurs potentiels à l'étranger et donc de trouver les meilleurs offres d'achats» explique Louis Mathieu, Directeur des grands projets. Le rectorat souhaite engranger le maximum de bénéfices par la vente de ce pavillon, acquis pour 15 millions de dollars en 2003, quitte à ce qu'il devienne un bâtiment commercial ou résidentiel. Commentaire d'une responsable du zonage à Outremont : «La vocation éducative du 1420 Mont Royal sera difficile à changer; son zonage est protégé par la classification de l'arrondissement et par le ministère du patrimoine, car il fait partie intégrante de l'arrondissement historique du Mont-Royal.» Ainsi, toute modification de zonage nécessiterait un référendum à Outremont.

La radio de l'UQAM en «voix d'extinction»?

CHOQ.FM pourrait être privée de 90 % de ses revenus dès février 2008, ce qui viendrait sérieusement mettre en péril cette radio étudiante fondée en 2001. Depuis le 16 février, les négociations sur l'avenir du financement de CHOQ.FM, qui se tiennent entre les représentants étudiants et leurs vis-à-vis institutionnels, sont rompues. Les représentants étudiants souhaiteraient la tenue de référendums facultaires sur le versement, ou non, des Cotisations automatiques non obligatoires (CANO), qui s'élèvent pour le moment à 2,25 $ par étudiant et par session, ce que refuse la direction de l'UQAM, privilégiant un référendum pan-uqamien. Cette situation inquiète le directeur général de CHOQ.FM, Philippe Santerre : «Que se passe-t-il si une ou deux facultés se retirent des CANO? Est-ce qu'il faut cesser de leur offrir des émissions spécifiques?» Pour le moment, aucune nouvelle rencontre entre les deux parties n'est prévue.
Source : Montréal Campus

Verbatim

À propos de son appel en faveur du dégel des frais de scolarité :

«Je ne me suis exprimé qu'en tant que simple citoyen.»

Réponse de Luc Vinet, recteur de l'Université de Montréal, à l'Assemblée universitaire qui lui rappelait que seule cette assemblée pouvait se prononcer sur de telles orientations.

En somme, M. Vinet a rencontré trois autres citoyens, qui, par mégarde, occupent également des fonctions de recteur, et ces quatre individus lambdas ont alors décidé de confier leurs opinions à la presse, qui, c'est bien connu, est toujours à l'affut des réflexions des «simples citoyens». On comprend mieux maintenant.

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