Trois paires de patins. Deux seront aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver la semaine prochaine. Une sur la glace, l’autre sur le banc de réserve. La dernière restera à Montréal, mais pas sans travailler. Le sport, comme les études, ce n’est pas une histoire d’une seule chance, mais plutôt de persévérance.
Patineuse de vitesse courte piste
Spécialité : 500 m
Patins : Avec des bas Kevlar.
Chaussés 3 minutes avant la course.
Valérie Lambert a beau ne pas avoir été sélectionnée pour les JO de Vancouver, sa vie de patineuse de vitesse ne s’est pas arrêtée pour autant. Les sélections de l’équipe nationale sont en cours et, en décembre, elle a eu l’honneur de terminer le parcours de la flamme olympique dans sa ville natale, Sherbrooke. « J’ai comme eu ma petite partie des JO », raconte-t-elle tout sourire.
L’athlète, qui étudiait en sciences biomédicales à l’UdeM l’année passée, s’est réorientée en actuariat à l’automne. Un bac qui débouchera directement sur un emploi, qu’elle pourra compléter en cinq ans à l’UQAM, plus proche de chez elle. En effet, combiner deux entraînements par jour et des études, ce n’est pas évident. « Parmi les athlètes qui s’entraînent avec moi cette session, je suis la seule à l’université », indique Valérie Lambert.
Les JO, pour elle, c’est « la plus grosse marche ». Mais son prochain objectif, c’est de décrocher une des trois places restantes dans l’équipe nationale en mars. Ensuite, elle pensera aux mondiaux, aux championnats du monde et, enfin, aux JO en Russie. « Je n’étais pas prête cette année, mais en 2 014 ce n’est plus une option ! », lance-t-elle avec assurance.
Joueuse de hockey
Spécialité : l’attaque
Patins : Avec des chaussettes ordinaires.
Chaussés 5 minutes avant la game.
Après un camp d’entraînement à Winnipeg, Camille Balanche se rendra à Vancouver avec l’équipe nationale de hockey suisse. Toutefois, en tant que réserviste, l’étudiante de l’UdeM qui ne joue qu’en attaque risque de rentrer à Montréal sans avoir foulé la glace olympique. « C’est sûr que je suis déçue, mais ce sera quand même le fun d’y aller », assure-t-elle.
Camille Balanche, qui a expressément choisi l’UdeM pour sa nouvelle équipe de hockey féminin, retournera étudier en Suisse l’année prochaine, à la Haute École fédérale de sport. La joueuse confie que si aujourd’hui le hockey passe avant tout, ses études risquent néanmoins de devenir prioritaires lorsqu’elle rentrera chez elle. Mais ça restera sportif. « L’école que je veux faire est vraiment dure. On y fait beaucoup de sport et ça demande du temps », remarque la hockeyeuse.
Et les JO d’hiver en 2014, une possibilité ? « C’est sûr que c’est un rêve d’aller aux JO, mais je ne peux pas me projeter dans quatre ans parce que je ne sais pas ce qu’il va se passer l’année prochaine », explique-t-elle.
Patineur de vitesse longue piste
Spécialité : 1500 m
Patins : Depuis 4 mois, sans bas.
Chaussés 5 minutes avant la course.
« C’est un peu spécial », commente Mathieu Giroux, à propos du fait qu’il est l’un des rares étudiants à participer aux JO. « Les études, ça a toujours été tellement important pour moi. C’est la première fois que je prends une année sabbatique pour me concentrer sur les Olympiques », précise l’étudiant en pharmacie à l’UdeM. Aller à l’école permet de devenir un athlète plus complet, selon Mathieu Giroux. C’est pourquoi dès l’année prochaine, il reprendra ses études à temps plein. « Mon but est d’avoir un diplôme en main et de commencer ma vie. »
Mais le sport dans tout ça ? Le patineur de vitesse longue piste – anciennement courte piste – espère finir parmi les 12 premiers au 1 500 m, le 20 février, tandis qu’avec son équipe de poursuite, il vise le podium, voire l’or, grâce à « une stratégie semi-secrète » qui sera dévoilée les 26 et 27 février.
Les JO de 2014 sont également au calendrier du patineur. En longue ou en courte piste ? Trop tôt pour le dire. Mais, études obligent, Mathieu Giroux s’entraînera bientôt sur le seul anneau – étriqué – de Montréal.