CONDAMNATIONS BITUMINEUSES

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PHOTO : ITZAFINEDAY

Deux étudiants d’Oxford et un autre manifestant ont été reconnus coupables d’avoir causé des dommages criminels contre le Haut-Commissariat canadien à Londres. Le 15 décembre dernier, lors d’une manifestation environnementale, ils sont montés sur le balcon du bâtiment de la Commission canadienne, ont détaché le drapeau à la feuille d’érable, et l’ont « défiguré » avec de la peinture, noire comme le pétrole.

Les trois manifestants ont plaidé coupables. Remis en liberté conditionnelle, ils ont été condamnés à payer 85$ chacun en frais de justice. Les manifestants ont déclaré que l’action était une réponse aux actions du gouvernement canadien au Sommet international sur le climat de Copenhague. Ils accusent Stephen Harper d’avoir agi de manière obstructive lors du Sommet afin de protéger l’industrie des sables bitumineux. Un manifestant a déclaré après l’action : « Ce n’est que le début d’une campagne d’action directe basée au Royaume-Uni pour stopper l’exploitation des sables bitumineux canadiens. Nous n’allons pas rester inactifs et laisser ces compagnies avides causer des catastrophes environnementales et la destruction de l’Homme. » (Thomas Duclert, 19 ans)

Source : 200 (Journal étudiant de l’Université d’Oxford)

TROP D’ÉTUDIANTS ALLEMANDS ?

Diverses universités d’Europe centrale se soulèvent depuis octobre dernier contre l’annonce de Johannes Hahn, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’Autriche. Pour contrer la surabondante et mal maîtrisée affluence des étudiants allemands dans les établissements autrichiens, le ministre propose la possibilité de rétablir des droits d’inscription, supprimés depuis 2008, ainsi que la contingence de certains de leurs programmes universitaires. En Allemagne, il existe des restrictions d’accès aux études dans certaines disciplines qui sont moins rigoureuses qu’en Autriche, ce qui crée un afflux massif d’étudiants allemands.

À cette annonce, l’École des beaux-arts de Vienne a été prise d’assaut et plusieurs universités ont emboîté le pas. Les amphithéâtres se sont convertis en dortoirs où étudiants se mobilisent jour et nuit pour des soirées cinéma et débats. Ils réclament l’abolition des frais universitaires, revendiquent une éducation émancipatrice et protestent contre le processus de Bologne, projet visant à niveler la politique d’éducation en Europe. Le sommet est prévu en mars à Vienne et est perçu par les étudiants comme une véritable provocation. Plusieurs manifestations sont au calendrier. (Cynthia Moreau, 22 ans)

Sources : Le temps des cerises (Journal de l’Université d’Aix Marseille) et ministère des Affaires étrangères et européennes

TOP 150

Facebook aide-t-il vraiment à se faire plus d’amis ? Selon les recherches de Robin Dunbar, professeur d’anthropologie évolutive à l’Université d’Oxford, le cerveau humain ne pourrait entretenir que jusqu’à 150 relations significatives. Le professeur estime que ce nombre a été le même entre les différentes sociétés à travers l’Histoire : « Vous pouvez avoir 1 500 amis, en ligne, mais quand on regarde la circulation effective sur les sites, vous voyez les gens maintenir ce même cercle intérieur, de l’ordre de 150 personnes, que nous observons dans le monde réel. » Le professeur Dunbar était déjà connu pour sa théorie du « nombre de Dunbar ». Elle prétend que le néocortex du cerveau humain, qui traite le langage et la pensée consciente, ne permet de gérer qu’un nombre limité d’amis, peu importe le nombre de personnes avec qui on est en contact. Lors de ses dernières recherches, Robin Dunbar a testé Facebook pour voir si son utilisation permettait le développement d’un plus grand nombre d’amitiés sincères. Selon lui, le réseau social n’aide pas le cerveau à élargir sa capacité à se préoccuper de davantage de personnes. (Thomas Duclert, 19 ans)

Sources : Fox News, Liberation Online

LES ÉTUDIANTS NE SE DÉGONFLENT PAS

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PHOTO : ANDREW HARRIS

Des membres du journal étudiant de l’Université de Dublin ont surpris un employé de l’institution en train de dégonfler les pneus d’une bicyclette. Interrogé sur la raison de son acte, ce dernier a répondu que c’était pour les personnes aveugles sur le campus. Un membre de la direction de l’Université a réagi : « Bien que nous découragions les étudiants à attacher leur bicyclette à des poteaux et des rampes pour la sécurité des personnes aveugles ou handicapées, nous n’encourageons pas non plus à dégonfler les pneus des gens comme une forme de punition. » Plusieurs étudiants ont rapporté que leur bicyclette avait subi le même traitement. Une enquête interne a été lancée au sujet de ces allégations. Par ailleurs, l’association étudiante, révoltée, compte bien défendre les intérêts de ses membres contre ce qu’elle qualifie de « sérieux dommages à l’égard de leurs biens ». (Roxane Léouzon, 22 ans)

Source : thecollegeview.com (Journal étudiant de l’Université de Dublin)

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